Fonctionnement de l’holacratie

L’holacratie est un nouveau mode d’organisation qui abolit la hiérarchie pyramidale. Le leitmotiv de l’holacratie est de distribuer l’autorité. Dès lors, il n’y a plus de directeur ou de CEO. Mais alors qui définit les directives et les stratégies ? Pour mieux fixer les idées, nous aurons recours aux schémas ci dessous :

Voici comment une entreprise s’organise traditionnellement de cette manière, malgré des différences en fonction des secteurs :

 

Diapositive1

Voici comment l’holacratie transforme une telle organisation :

 

HOLACRACY ONE

Comme nous pouvons le voir, les étages de la pyramide sont remplacés par des cercles. Chaque cercle a un rôle, c’est sa « raison d’être ». Dans chaque cercle, les points bleus et verts sont des rôles. La grande différence avec la hiérarchie pyramidale est qu’une personne peut avoir plusieurs rôles et donc appartenir à différents cercles. Ceci permet aux individus d’utiliser un maximum de leurs capacités et de ne pas rester borné à un seul rôle, à une place, d’autant plus qu’à chaque nouveau projet, les personnes peuvent changer de rôle.

Comment les rôles sont-ils distribués ?

 Dans chaque cercle, une personne a le titre de « lien principal » et est chargée de créer et de distribuer les différents rôles. C’est donc elle qui définit les grandes directives du cercle. Toutefois, le « lien principal » n’est pas un chef. Il est une sorte de réservoir à rôle qu’il est tenu de distribuer, mais il remplit par défaut les rôles non attribués. De plus, dans le cadre d’une réunion de gouvernance ( dont nous expliquerons le fonctionnement juste après ), les membres d’un cercle peuvent voter pour affecter le rôle de « lien principal » à une autre personne.

Concrètement, qu’est-ce-qu’un rôle ?

 Un rôle est un ensemble de tâches à accomplir que l’holacratie préfère appeler : « redevabilités ». Chaque individu a l’autorité nécessaire pour remplir son rôle, c’est-à-dire qu’il peut faire ce qu’il veut, sauf ce que la gouvernance a explicitement défini comme ne lui étant pas autorisé et tant que ses décisions n’impactent pas négativement les autres rôles. La grande différence avec le système hiérarchique est qu’à chaque problème rencontré, la personne en réfère à son supérieur ou à son manager, ce qui peut engendrer à force des problèmes de lenteur. En holacratie, chaque rôle possède l’autorité suffisante pour trouver lui-même les solutions aux « tensions » rencontrées.

Comment être certain que la décision d’un individu n’entrave pas la progression du groupe ?

Un autre changement majeur avec l’holacratie est que chaque membre d’un cercle participe aux réunions de gouvernance de son cercle et aux prises de décisions. Lors des réunions de gouvernance, les membres exposent les tensions auxquelles ils sont confrontés et proposent une solution. Celle-ci est de facto acceptée si personne ne formule « d’objection valide ». Pour qu’une décision soit prise, il ne faut pas que chaque individu tombe d’accord car si tel était le cas, les consensus qui en ressortiraient n’auraient aucune valeur ajoutée. Il faut que personne ne formule d’objection valide. Une objection est valide si et seulement si un membre pense que la décision d’un autre va entraîner de nouvelles tensions. Dès lors, personne ne peut faire d’objection sous pretexte que telle décision ne résoud pas tel problème qui existe déjà, auquel cas le processus de prise de décision serait extrêmement lent. L’holacratie permet donc à chacun de d’exprimer son point de vue et de prendre des décisions qui font progresser le cercle puisqu’elles ne créent pas de tensions.

Si personne n’a d’autorité sur une autre, comment s’assurer que chaque membre effectue son travail de manière efficace ?

Comme nous l’avons vu, chaque cercle a sa « raison d’être ». Tous les rôles créés ont pour but l’accomplissement de cet objectif. Dès lors qu’une personne n’accomplit pas ses redevabilités, c’est donc tout le cercle qui en pâtit. Le rôle qui n’accomplit pas ses redevabilités crée donc des tensions avec les autres rôles et les réunions de gouvernance permettent alors à chacun de proposer des solutions pour les régler, quitte à affecter la personne créatrice de tensions à un autre rôle si celle-ci y consent.

Nous voyons donc que l’holacratie est un système souple qui vise à mettre fin aux rigidités du système pyramidale en répartissant l’autorité et la prise de décision. Aucun rôle n’est au-dessus d’un autre, donc chaque personne dispose de l’autorité nécessaire pour adresser les tensions qu’elle rencontre, sans avoir besoin d’en réferer à un supérieur. Pour autant, aucune personne n’est isolée, car son rôle contribue à accomplir l’objectif du cercle auquel elle appartient.

 

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